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Réglementation31 juillet 2026 · 11 min de lecture

Réforme 2026 de la formation infirmière : ce qui change pour la voie de la formation professionnelle continue

Le décret n° 2026-130 et l'arrêté du 20 février 2026 ont été publiés au Journal officiel du 25 février 2026. Ils s'appliquent aux étudiants entrant en formation à compter de septembre 2026, tandis que l'arrêté du 31 juillet 2009 continue de régir les promotions antérieures jusqu'à son abrogation le 30 juin 2030. Pour un candidat qui prépare son entrée en institut par la voie de la formation professionnelle continue, la bonne nouvelle est que les deux épreuves de sélection restent les mêmes. Voici, point par point, ce qui bouge et ce qui ne bouge pas.

Si vous préparez votre entrée en institut de formation en soins infirmiers par la voie de la formation professionnelle continue, vous avez sans doute entendu parler d'une réforme. Elle est réelle. Le décret n° 2026-130 du 20 février 2026, relatif aux modalités de délivrance du diplôme d'État d'infirmier, et l'arrêté du 20 février 2026, relatif au diplôme d'État d'infirmier, ont été publiés au Journal officiel du 25 février 2026.

Reste la seule question qui compte vraiment quand on travaille déjà, souvent comme aide-soignant, et qu'on prépare une reconversion : est-ce que cela change quelque chose pour moi, et à partir de quand ? La réponse tient en une phrase. Vos épreuves de sélection ne changent pas. La formation que vous suivrez ensuite, elle, change beaucoup.

Cet article détaille les deux points, en s'en tenant à ce que disent les textes. Quand une information n'est pas certaine, elle est signalée comme telle plutôt que comblée par une supposition.

Ce qui change, et à partir de quand

Le décret confie la délivrance du diplôme d'État d'infirmier aux universités accréditées. Jusqu'ici, ce diplôme était délivré par les préfets de région. Il sera désormais signé par le président de l'université. Concrètement, la formation infirmière achève son entrée dans l'enseignement supérieur. Le décret modifie pour cela le code de l'éducation, en y introduisant les articles D. 636-85 à D. 636-87, et le code de la santé publique, dont l'article D. 4311-16 renvoie désormais à ces nouvelles dispositions.

L'arrêté, lui, remplace le référentiel de formation de 2009. Le volume horaire de la formation augmente. La durée reste de trois ans, pour 180 crédits européens. Des stages en psychiatrie et en pédiatrie deviennent obligatoires. Le contenu est réorganisé autour de domaines de compétences définis en annexe du texte.

Trois dates suffisent à comprendre le calendrier.

  • 25 février 2026 : publication des deux textes au Journal officiel.
  • Septembre 2026 : l'arrêté du 20 février 2026 s'applique aux étudiants entrant en formation à compter de cette date (article 60). Le décret entre en vigueur le 1er septembre 2026 pour l'essentiel de ses dispositions.
  • 30 juin 2030 : abrogation de l'arrêté du 31 juillet 2009 (article 59 du nouvel arrêté).

Retenez le critère de bascule : ce n'est pas la date à laquelle vous passez les épreuves, c'est la date à laquelle vous entrez en formation. Si votre première rentrée a lieu en septembre 2026 ou après, vous serez formé sous le nouveau référentiel.

Deux cadres qui coexistent jusqu'au 30 juin 2030

C'est le point que beaucoup de candidats trouvent déroutant. Pourquoi un texte de 2009 reste-t-il applicable alors qu'un texte de 2026 le remplace ? Parce qu'une promotion ne change pas de programme en cours de route.

Les étudiants entrés en formation avant septembre 2026 terminent leur cursus sous l'arrêté de 2009. Une promotion entrée en septembre 2025 sort en 2028. Une promotion entrée en septembre 2024 avec un redoublement ou une interruption peut sortir plus tard encore. Le législateur a donc laissé l'ancien texte vivre jusqu'au 30 juin 2030, le temps que les dernières promotions concernées aient terminé. Ce n'est pas une hésitation, c'est une mécanique d'extinction.

Ce que cette coexistence implique pour vous est très concret. Pendant quatre ans, deux programmes, deux organisations de stages et deux modes de validation vont cohabiter dans le même institut, parfois dans le même couloir. Trois conséquences en découlent.

  • Les témoignages d'étudiants entrés avant 2026 décrivent une formation qui ne sera plus exactement la vôtre. Ils restent utiles sur le vécu, moins sur le contenu.
  • Les documents en ligne mettront du temps à s'aligner. Une page d'institut ou une brochure peut encore décrire le cadre de 2009 sans être fausse pour autant : elle vise simplement une autre promotion.
  • Si vous changez d'institut en cours de cursus, la question du cadre applicable se pose. Elle se règle avec la direction de l'institut d'accueil, pas dans les textes généraux.

La sélection par la voie de la formation professionnelle continue, épreuve par épreuve

Voici le cœur du sujet pour un candidat en reconversion. L'arrêté du 20 février 2026 prévoit, pour les candidats relevant de la formation professionnelle continue, deux épreuves de sélection et deux seulement. Ni dossier noté, ni entretien de motivation supplémentaire, ni épreuve de culture générale à part.

Ces deux épreuves sont fixées par l'article 12 de l'arrêté.

L'entretien : vingt minutes, noté sur 20

L'entretien dure vingt minutes. Il est noté sur 20 points. Il porte sur votre expression, sur la cohérence de votre argumentation et sur vos aptitudes à suivre la formation. Autrement dit, on n'évalue pas d'abord ce que vous savez, on évalue la façon dont vous construisez et défendez un projet.

Vingt minutes, c'est court. C'est le format d'un échange structuré, pas d'un examen de connaissances. Un candidat qui a déjà exercé auprès de patients a de la matière : ce qui est jugé est sa capacité à en tirer un raisonnement, pas à réciter son parcours.

L'épreuve écrite : une heure, notée sur 20

L'épreuve écrite dure une heure au total. Elle est notée sur 20 points. Elle se compose de deux sous-épreuves de trente minutes chacune.

  • Une sous-épreuve de rédaction, ou de réponses à des questions, portant sur les domaines sanitaire, médico-social et social. Elle est notée sur 10 points.
  • Une sous-épreuve de calculs simples. Elle est notée sur 10 points.

Ne sous-estimez pas la seconde. Les calculs de doses, de débits et de proportions sont la partie la plus mécanique de l'épreuve, donc la plus rentable à l'entraînement. Un candidat qui s'y prépare régulièrement sécurise dix points. Un candidat qui l'aborde à froid, avec trente minutes au chronomètre, perd du temps sur des conversions d'unités.

Le double seuil : 8 sur 20, puis 20 sur 40

Deux règles de notation se superposent, et il faut satisfaire les deux.

Première règle : une note inférieure à 8 sur 20 à l'une des deux épreuves est éliminatoire. Peu importe le reste. Un excellent entretien ne rattrape pas un 7 à l'écrit.

Seconde règle : l'admission suppose un total au moins égal à 20 sur 40, c'est-à-dire la moyenne sur l'ensemble des deux épreuves.

  • 14 à l'entretien et 7 à l'écrit : total de 21 sur 40, mais éliminé par la note inférieure à 8.
  • 9 à l'entretien et 9 à l'écrit : aucune note éliminatoire, mais total de 18 sur 40, donc insuffisant.
  • 12 à l'entretien et 8 à l'écrit : total de 20 sur 40, les deux conditions sont remplies.

La leçon pratique est simple. Une préparation qui ne travaille qu'une des deux épreuves est une préparation dangereuse. Le point faible décide de tout.

Après les épreuves : le classement, puis l'institut

Le texte s'arrête là où commence l'organisation locale. L'arrêté fixe la nature des épreuves, leur durée, leur barème et les seuils. Il ne fixe ni les dates, ni les lieux, ni le format des convocations, ni la composition précise des sujets.

L'organisation matérielle relève de l'institut ou du groupement auquel il appartient. Une commission d'admission examine les candidatures, établit un classement au vu des résultats obtenus aux épreuves, puis constitue une liste principale et une liste complémentaire, dans le respect de la capacité d'accueil. La décision d'admission revient au directeur de l'institut, sur proposition de cette commission.

C'est pourquoi deux instituts voisins peuvent proposer des calendriers différents et des sujets différents, sans qu'aucun des deux ne s'écarte du texte. Votre source d'information utile sur ces points est le règlement de sélection de l'institut visé, pas le Journal officiel.

Le nombre de places réservées : un plancher qui baisse

Le nouvel arrêté prévoit que le nombre de places ouvertes aux candidats relevant de la formation professionnelle continue ne peut être inférieur à 25 % de la capacité d'accueil autorisée. Autrement dit, au moins un quart des places de chaque institut vous est réservé.

Le cadre précédent, issu de l'arrêté du 13 décembre 2018, retenait un plancher de 33 %. Le seuil minimal diminue donc. Il faut lire ce chiffre pour ce qu'il est : un minimum, pas un maximum. Un institut peut ouvrir davantage de places à cette voie. Mais un candidat prudent tiendra compte du fait que le nombre garanti de places est désormais plus bas qu'auparavant, et se renseignera sur le nombre réel de places ouvertes dans les instituts qu'il vise, année par année.

Par ailleurs, l'arrêté prévoit qu'après épuisement de la liste complémentaire, et avant la fin du premier semestre, les places restées disponibles peuvent bénéficier aux candidats relevant de la formation initiale. Une place non pourvue ne reste donc pas vacante.

Le baccalauréat et la dispense : le point le plus important à vérifier

C'est ici que se joue, pour beaucoup de candidats sans baccalauréat, le changement le plus sensible. Traitez ce paragraphe avec attention.

L'article 4 du nouvel arrêté pose deux conditions d'accès à la formation : être titulaire du baccalauréat, ou avoir obtenu l'équivalence ou la dispense de ce grade, et être âgé de dix-sept ans au moins au 31 décembre de l'année d'entrée en formation. L'article 11 précise le chemin de la dispense : les candidats qui la sollicitent déposent une demande de validation des études, des expériences professionnelles et des acquis personnels, conformément aux articles D. 613-38 et suivants du code de l'éducation. La décision est prise par le président de l'université, sur proposition de la commission d'admission.

Dans le cadre antérieur, les candidats de la voie de la formation professionnelle continue devaient justifier de trois ans de cotisation à un régime de protection sociale à la date d'inscription aux épreuves. À la lecture du nouvel arrêté, cette condition de trois ans de cotisation n'apparaît plus comme telle, la dispense de baccalauréat passant désormais par la procédure de validation prévue par le code de l'éducation. Ce point mérite une vérification directe auprès de l'institut visé avant toute inscription : c'est une condition d'éligibilité, et une erreur d'appréciation coûte une année entière.

Deux autres éléments pratiques figurent dans le texte. Le dossier de candidature comprend une pièce d'identité, la copie des diplômes, certificats ou titres obtenus, un curriculum vitae, les attestations de travail et de formation suivie, ainsi qu'une lettre de candidature exposant le projet professionnel. Et au moment de l'inscription définitive, les candidats de la formation professionnelle continue fournissent une attestation signée de non-inscription sur la plateforme nationale de préinscription.

Aides-soignants : une entrée possible en deuxième année

Le nouvel arrêté ouvre une possibilité qui intéressera directement une partie de nos lecteurs. Les titulaires du diplôme d'État d'aide-soignant peuvent intégrer la formation en deuxième année, après avis favorable de la commission d'admission, sous trois conditions cumulatives.

  • Justifier d'une expérience professionnelle en cette qualité d'au moins trois ans à temps plein, ou l'équivalent à temps partiel, sur les cinq dernières années.
  • Avoir été sélectionné par la voie de la formation professionnelle continue.
  • Avoir validé un parcours spécifique de formation de trois mois.

Lisez bien la deuxième condition : elle ne dispense pas des épreuves de sélection, elle les suppose. Vous passez l'entretien et l'écrit comme les autres candidats de cette voie. C'est ensuite, et seulement ensuite, que la question de l'entrée en deuxième année se pose. L'économie est donc d'une année de formation, pas d'une sélection.

Un mot d'honnêteté à l'intention des auxiliaires de puériculture : nous n'avons pas trouvé, dans ce texte, de disposition équivalente à celle des aides-soignants. Si vous êtes dans cette situation, posez la question à l'institut plutôt que de raisonner par analogie.

Ce qui ne change pas

Après tout ce qui précède, il est utile de mesurer la stabilité du dispositif. Voici ce qui reste identique.

  • Le format des deux épreuves : un entretien de vingt minutes noté sur 20 et une épreuve écrite d'une heure notée sur 20. Ce format était déjà celui du cadre antérieur.
  • La composition de l'écrit : trente minutes de rédaction ou de questions sur les domaines sanitaire, médico-social et social pour 10 points, trente minutes de calculs simples pour 10 points.
  • Les seuils : une note inférieure à 8 sur 20 reste éliminatoire, et le total requis reste de 20 sur 40.
  • Le principe d'une voie d'accès distincte de la plateforme nationale de préinscription, avec ses propres épreuves et ses propres places réservées.
  • La durée de la formation : trois ans, pour 180 crédits européens.
  • La possibilité de reporter son admission, dans une limite cumulée de trois ans, ce report étant notamment de droit en cas de maternité, de paternité, d'adoption, ou pour la garde d'un enfant de moins de trois ans.

Ce dernier point est trop peu connu des candidats en reconversion. Réussir la sélection puis différer l'entrée en formation pour des raisons familiales est prévu par le texte. Ce n'est pas une faveur à négocier.

À ne pas confondre : trois textes, trois objets différents

L'information qui circule mélange souvent des textes qui ne traitent pas de la même chose. Voici la répartition exacte.

  • L'arrêté du 13 décembre 2018 a modifié les modalités d'admission prévues par l'arrêté du 31 juillet 2009 : entrée par la plateforme nationale de préinscription pour la formation initiale, épreuves de sélection pour la voie de la formation professionnelle continue.
  • L'arrêté du 3 janvier 2019 fixe le cadre national des attendus de la formation conduisant au diplôme d'État d'infirmier. Il énonce cinq attendus assortis de critères. Ces attendus ne sont pas classés par ordre d'importance : parler d'un premier attendu national n'a aucun sens.
  • L'arrêté du 20 février 2026 est le texte de fond qui remplace celui de 2009. Il traite à la fois de l'accès à la formation, du référentiel et de la délivrance du diplôme. Les connaissances et compétences attendues à l'entrée en formation figurent dans son annexe IV.

En pratique, quand vous lisez un document de préparation, vérifiez toujours quel texte il applique et pour quelle rentrée. C'est le meilleur filtre contre l'information périmée.

Ce qu'il faut faire maintenant, selon votre situation

Le calendrier réel dépend de votre point de départ. Repérez la ligne qui vous correspond.

  • Vous entrez en formation en septembre 2026 : vous serez formé sous le nouveau référentiel. Attendez de votre institut le programme actualisé, notamment sur les stages obligatoires en psychiatrie et en pédiatrie. Ne vous appuyez pas sur les documents de la promotion précédente.
  • Vous préparez la sélection pour une rentrée ultérieure : entraînez-vous sans attendre. Le format des épreuves ne change pas, donc rien ne justifie de différer votre préparation en espérant des précisions.
  • Vous êtes déjà en formation : vous restez régi par l'arrêté du 31 juillet 2009 jusqu'au bout de votre cursus. La réforme ne modifie pas votre programme.
  • Vous êtes aide-soignant avec au moins trois ans d'expérience sur les cinq dernières années : préparez la sélection normalement, puis interrogez l'institut sur le parcours spécifique de trois mois et sur l'entrée en deuxième année.
  • Vous n'avez pas le baccalauréat : c'est votre priorité absolue. Vérifiez dès maintenant, auprès de l'institut visé, la procédure de dispense applicable à la session pour laquelle vous candidatez, et les pièces à fournir.

Dans tous les cas, deux réflexes valent mieux qu'une longue lecture juridique. Demandez à l'institut le règlement de sélection de la session qui vous concerne. Et travaillez vos calculs chaque semaine, même dix minutes : c'est la seule partie de l'épreuve dont le barème se sécurise par l'entraînement pur.

Ce qui reste incertain à ce jour

Trois points ne peuvent pas être tranchés depuis les textes seuls, et nous préférons le dire.

  • Le règlement exact applicable à une session de sélection donnée. L'arrêté fixe son application aux étudiants entrant en formation à compter de septembre 2026, sans détailler le sort des sessions de sélection organisées entre la publication et cette rentrée. Seul l'institut peut vous répondre pour votre session.
  • Le devenir précis de l'ancienne condition de trois ans de cotisation à un régime de protection sociale, désormais articulée avec la procédure de validation des acquis prévue par le code de l'éducation.
  • Le nombre de places effectivement ouvertes à la voie de la formation professionnelle continue dans chaque institut, le texte ne fixant qu'un plancher.

Sur ces trois points, une question posée par écrit au secrétariat de l'institut vaut mieux que n'importe quelle interprétation, y compris la nôtre.

Les textes de référence

  • Décret n° 2026-130 du 20 février 2026 relatif aux modalités de délivrance du diplôme d'État d'infirmier, publié au Journal officiel du 25 février 2026.
  • Arrêté du 20 février 2026 relatif au diplôme d'État d'infirmier, publié au Journal officiel du 25 février 2026. Article 4 pour les conditions d'accès, article 5 pour les places réservées, articles 10 à 13 pour la sélection par la voie de la formation professionnelle continue, article 15 pour les reports, article 20 pour l'entrée en deuxième année, articles 59 et 60 pour l'abrogation et l'application.
  • Arrêté du 31 juillet 2009 relatif au diplôme d'État d'infirmier, applicable aux promotions antérieures jusqu'à son abrogation le 30 juin 2030.
  • Arrêté du 13 décembre 2018 modifiant l'arrêté du 31 juillet 2009, relatif aux modalités d'admission.
  • Arrêté du 3 janvier 2019 relatif au cadre national sur les attendus de la formation conduisant au diplôme d'État d'infirmier.

Ces textes sont consultables gratuitement sur le service public de la diffusion du droit. Prenez l'habitude de vérifier une information dans le texte lui-même : c'est long la première fois, et rassurant toutes les suivantes.

Une dernière remarque, pour finir sur l'essentiel. La réforme transforme la formation que vous suivrez. Elle ne transforme pas la porte par laquelle vous y entrez. Vingt minutes d'entretien, une heure d'écrit, 8 sur 20 à ne pas franchir vers le bas, 20 sur 40 à atteindre. Votre préparation reste exactement la même qu'avant le 25 février 2026.

Passez de la lecture à l'entraînement.

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